BlogVerre pare-balles : Kalashnikov, stand de tir souterrain et neuf balles
27 septembre 2018

Verre pare-balles : Kalashnikov, stand de tir souterrain et neuf balles

Un stand de tir d’une école militaire, quelque part à Bruxelles. D’un côté, un échantillon de verre pare-balles, de l’autre une Kalashnikov. Trois coups de feu étourdissants. Le test ultime. Un coup d’œil dans les coulisses des tests de certification pour le verre pare-balles.

Le verre pare-balles existe en différentes classes de résistance, désignées par BR suivi d’un chiffre. Plus ce chiffre est élevé, plus le verre est robuste. Et donc plus résistant aux impacts de balles. Ainsi, un BR2 résiste aux balles d’un pistolet. Tandis qu’un BR6 arrête les balles d’une arme de guerre comme la Kalashnikov.

Épreuve du feu

Mais pour revendiquer une telle classe, Lerobel doit faire tester ses différents types de verre pare-balles. Avec une épreuve du feu – littéralement…

Elle a lieu dans une école militaire. Sur un stand de tir utilisé par les militaires pour les recherches scientifiques sur leurs propres armes et munitions. Ils mettent également leur infrastructure et leur expertise à la disposition d’entreprises. Pour tester les propriétés pare-balles de certains matériaux ou produits : des fines couches synthétiques aux systèmes de paroi complets. Et donc également notre verre pare-balles.

Une demi-tonne de verre pare-balles

Mais comment ça fonctionne ? Tout commence bien entendu par la réalisation de ces verres composites dans notre atelier. Il s’agit d’échantillons de verre de 50 cm sur 50. Trois échantillons par verre composite que nous souhaitons faire tester.

À son arrivée, la livraison tout entière est entreposée dans une chambre de climatisation. Chaque échantillon y est conservé à une température constante jusqu’au moment où l’échantillon en question est testé.

Pourquoi procède-t-on ainsi ? C’est simple. Le verre pare-balles froid est plus vulnérable. Cela s’explique par les couches synthétiques intérieures. Plus elles sont froides, moins elles sont résistantes. Et vous voulez évidemment aussi que votre sécurité soit garantie pendant les mois d’hiver glaciaux.

Précision militaire

Ce n’est qu’un exemple de la réglementation stricte à laquelle sont soumis ces tests. Ainsi, la distance entre le verre pare-balles et l’arme est fixée au millimètre près. Les armes sont réparties en classes. Les munitions exactes. Même la vitesse exacte de la balle. Et celle-ci est mesurée avec deux appareils indépendants. Histoire d’être sûr à 100 %.

Encore un exemple de cette précision militaire ? En temps normal, la température dans ce stand de tir souterrain est relativement constante. Mais pendant une vague de chaleur, la température a dépassé les 20 °C. Et une température plus élevée a une influence sur la vitesse de la balle. Dans ces conditions-ci, elle était en effet trop rapide de 50 mètres par seconde.

La solution ? Refroidir les balles. Et forer un petit trou pour enlever quelques milligrammes de poudre. De sorte que la vitesse revient dans les normes.

Trois échantillons de verre pare-balles, trois coups de feu

Lorsque tout est parfaitement en ordre, on tire à trois reprises sur l’échantillon. Et cela sur trois échantillons au total. Pour chaque certificat, notre verre pare-balles doit donc survivre à neuf balles.

Il ne suffit d’ailleurs pas que notre verre arrête la balle. Rien, mais absolument rien, ne peut le traverser. Trouve-t-on sur l’arrière de l’installation un petit fragment de métal ? Le plus minime éclat d’une particule microscopique ? Dans ce cas, notre verre est refusé. Et nous devons revoir sa composition.

Notre verre réussit le test ? Alors nous recevons le certificat. Et nous pouvons vous proposer du verre pare-balles certifié, adapté à votre projet particulier. Et vous êtes certain à 100 % que notre verre est capable de faire ce que nous promettons.

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